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Dr Jean-Jacques Charbonnier - La mort décodée

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Dr Jean-Jacques Charbonnier - La mort décodée

Message par Admin senga le Dim 7 Oct - 21:22

Dr Jean-Jacques Charbonnier - La mort décodée




Anesthésiste-réanimateur depuis plus de vingt ans, le Docteur Jean-Jacques Charbonnier a acquis la certitude que la vie ne s'arrête pas au moment de la mort mais se poursuit dans une autre dimension, parfois perceptible.

Spécialiste des Expériences de Mort Imminente, il poursuit inlassablement ses recherches et ne cesse d'informer le public sur les expériences de mort imminente au travers de ses écrits, ses films où ses nombreuses conférences.

« La vie après la vie »

Dr Jean-Jacques Charbonnier : Ces phénomènes ont été mis en lumière par la publication du livre de Raymond Moody « La vie après la vie » en 1975.

C'est véritablement ce psychiatre américain qui a lancé un pavé dans la mare des scientifiques en parlant le premier de ces expériences inexplicables. Au seuil de la mort, certains de ses patients vivaient une séquence évènementielle bouleversante : ils sortaient de leur corps, traversaient un tunnel, fusionnaient dans une lumière d’Amour et réintégraient ensuite leur enveloppe corporelle avec une terrible nostalgie de ce« contact lumineux » qui changeait leur vie.

Ce professeur de philosophie devenu ensuite psychiatre a été à l'époque cruellement tourné en ridicule et critiqué par ses pairs et confrères. Il a beaucoup souffert de ce rejet et garde encore aujourd'hui des séquelles de cette période agitée.

Lors de notre rencontre en 2006, il me précisa en fronçant son petit oeil rond plein de malice qu'il n'était pas prudent de prétendre à l’existence d’une vie après la mort (en faisant allusion au titre d’un de mes livres ''L'après-vie existe'') car les gens risquaient d’être déçus si on arrivait à démontrer un jour qu’il n’y avait rien après la mort !

Raymond Moody, lui qui trente ans plus tôt écrivait : ''la vie après la vie '' et utilisait un psychomentéum pour rentrer en contact avec les morts, lui qui avait déclaré après avoir rencontré sa grand-mère décédée lors d'une de ses séances : « Elle était aussi vraie que n'importe qui de vivant ! », lui sur lequel j'espérais pouvoir compter pour faire évoluer les mentalités !

Sur le coup, je fus terriblement déçu de ce manque d’audace (ou de cet excès de prudence) mais je compris aussi à ce moment là à quel point il avait dû souffrir. A vrai dire, avant cette rencontre, je ne l'aurais jamais cru capable de donner à un de ses confrères un conseil aussi rétrograde !

En fait, depuis les travaux de Moody, on a très peu avancé sur le plan de la connaissance des NDE ; juste quelques thèses par ci par là et de très sommaires publications scientifiques sur le sujet, mais rien de plus ...

J'ai moi-même dirigé une thèse médicale sur les NDE à l'hôpital Bichat de Paris en juillet dernier qui ne faisait que reprendre des acquis poussiéreux datant des années 70.

En ce qui me concerne, je m'intéresse au phénomène depuis plus de vingt ans car mon métier d'anesthésiste réanimateur fait de moi un témoin privilégié des arrêts cardiaques récupérés ; des patients qui une fois revenus à la vie, racontent souvent de fabuleux « voyages ».

Ces ''voyages'' ont d'ailleurs fait l'objet d'un colloque riche en enseignements, c'était le 17 juin 2006 à Martigues, vous faisiez partie des spécialistes invités. En quoi cet événement marque un véritable tournant dans l'histoire de la recherche sur les expériences de mort imminente ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : Ce jour là, une nouvelle impulsion a été donnée aux NDE grâce à l'initiative d'une journaliste de 29 ans, Sonia Barkallah.

Cette jeune femme qui a elle-même vécu un état modifié de conscience dans son enfance a remarquablement réussi son pari en prenant de gros risques financier pour organiser ce colloque. Elle est désormais rentrée dans l’histoire des NDE et fera encore parler d’elle car elle ne manque pas d’imagination et a de nombreux projets.

Le 17 juin 2006 à Martigues, plus de 2 000 personnes sont venues écouter des scientifiques internationaux débattre sur la question des expériences de mort imminente à la lumière de leurs travaux et de leurs recherches.

J'ai effectivement eu l'honneur d'être l’un des 6 médecins invités à intervenir dans ce colloque avec les docteurs Moody, Pim van Lommel, Sam Parnia, Beauregard et Jourdan. De cette journée est né un formidable consensus.

Un consensus révolutionnaire sur le plan de la connaissance du fonctionnement de la conscience humaine. Il repose sur trois points essentiels :



  1. Une conscience et une perception sont possibles lorsque le cerveau n'a plus aucune activité électrique et s'arrête de fonctionner.


  2. Il n'existe aucune explication rationnelle scientifique pour expliquer le phénomène des NDE.


  3. Des expériences de « sortie de corps» sont possibles en dehors des expériences de mort imminente.

- Le 17 juin 2006 restera véritablement une date historique pour les NDE.

A propos des NDE, quelles sont vos réponses aux principales théories des sceptiques ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : J'ai déjà répondu à cette question et le consensus de Martigues l'a bien montré : il n'y a aujourd'hui aucune explication rationnelle scientifique à ces expériences.

On peut rapidement et très facilement démonter toutes les théories proposées qui reviennent régulièrement depuis trente ans dans les discussions comme le ferait un vieux serpent de mer essoufflé.

La mythomanie : on imagine mal des dizaines de millions de personnes qui, sans se connaître et situées à des milliers de kilomètres de distance racontent à peu près toutes la même séquence événementielle. Il existe aussi d es enfants expérienceurs qui disent avoir vécu la même chose que les adultes.

La schizophrénie :cette maladie psychiatrique induit des discours délirants personnalisés généralement agressifs et paranoïaques n'ayant rien à voir avec les récits stéréotypés des expérienceurs axés sur l'amour et la tolérance.

L'état de semi-conscience : il est exact de remarquer qu'en cas de perte de conscience la dernière perception à disparaître est celle de l'audition, ceci a été vérifié par la mesure électrique des potentiels auditifs.

Certains ont prétendu que le cerveau reconstituait un historique avéré exact à partir d'informations auditives recueillies en période de coma. Mais dans ce cas, comment expliquer les informations visuelles reçues par les expérienceurs, comme par exemple l'habillement de personnes d'une salle d'attente ou la description d'une plaque gravée sous une table d'opération.

Aucune information auditive n'aurait permis de donner de telles précisions.

La certitude inconsciente d'immortalité : la vieille théorie freudienne qui voudrait que les personnes inventent des histoires pour se rassurer face à leur propre mort est de loin l'explication la plus ridicule. Elle ne mérite même pas le moindre commentaire.

Les hypothèses métaboliques : il est exact de dire que l'hypoxie, l'hypercapnie ou l'hypocapnie peuvent entraîner des NDE et même des morts, mais il s'agit là des causes des morts cérébrales et en aucun cas des explications des phénomènes rencontrés au cours des NDE.

Ce n'est pas de cette façon que l'on peut expliquer comment un sujet est capable d'aller « voir » ce qui se passe à des dizaines de kilomètres de l'endroit où il se trouve pendant que son cerveau ne fonctionne plus.

Les neuromédiateurs cérébraux : la stimulation des récepteurs cérébraux kétaminergiques et endorphiniques peuvent donner des phénomènes hallucinatoires, des « impressions » de sortie de corps qui n'ont rien à voir avec les décorporations vécues par les expérienceurs car les sujets soumis à ce genre d’hallucination sont bien incapables de donner des renseignements exacts sur leur environnement.

Sauf dans les cas de surdosages mortels en kétamine ou en morphine ; dans ces conditions on peut obtenir des hypoxies cérébrales par dépression cardiaque (kétamine) ou par dépression des centres bulbaires respiratoires (morphine) (cf : hypothèses métaboliques : l'hypoxie).

Les neurostimulations cérébrales : ce sont les dernières explications à la mode des détracteurs des NDE. En fait, cette explication avait déjà été donnée par le canadien Penfield dans les années 60 après avoir constaté que la stimulation électrique du lobe temporal droit induisait une impression de sortie de corps.

Ce raccourci facile a été repris en 2006, par un neurochirurgien suisse Olaf Blanke et encore plus récemment par un chirurgien belge le Dr Dirk de Ridder qui a fait titrer en novembre 2007 à une certaine presse racoleuse « l'âme humaine a été capturée ».

On sait maintenant qu'il existe une zone précise du cerveau située à proximité du lobe temporal droit, appelée le gyrus angulaire, où convergent une somme considérable d'informations qui renseignent sur la position du corps dans l'espace.

On sait également, que si on stimule électriquement cette zone, notre cerveau, court circuité par cette stimulation directe, va donner une impression de « corps décalé »dans l’espace ou va recréer l'image réelle du corps dans l'espace via les aires visuelles occipitales.

Mais il s'agit là d'une image construite et virtuelle ; une vision autoscopique externe.Rien à voir avec les expériences de sortie de corps des expérienceurs qui sont non seulement capables de décrire leur propre corps, mais aussi, je le répète encore, un environnement situé à proximité et même à distance de l'endroit où ils setrouvent...



Dr Moody, Sonia Barkallah, Dr Pim van Lommel
Comment expliquez-vous que la mémoire retienne toutes ces visions avec autant de clarté ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : Indiscutablement, il faut bien reconnaître que l'expérience doit être tellement forte et tellement magnifique qu'il est tout à fait impossible de l'oublier.

Nicole Dron qui a vécu une NDE à la suite d'une hémorragie mal contrôlée répète inlassablement : « C’était le plus beau jour de ma vie » et elle est presque en larmes lorsqu'elle prononce cette phrase tant elle est émue.

Jean Morzelle dit avec beaucoup d'humour : « Je ne me souviens pas de ce que j'ai mangé à midi, mais je me souviens parfaitement de tous les détails de mon NDE, et pourtant cela c'est passé il y plus de 40 ans !»

On peut être surpris que ceux qui vivent une telle expérience ne soient pas nostalgiques de quitter toute une vie terrestre, de laisser leur famille, leurs enfants. Ils comprennent qu'ils sont en train de mourir mais ne ressentent ni peur, ni regret de tout quitter : ils sont heureux de passer de l'autre côté.

Par contre, ils sont tristes de revenir, de quitter cette Lumière d’Amour qu'ils n'ont pourtant connu que très peu de temps. C'est dire la puissance de ce contact et l’importance de ce vécu très exceptionnel ! Totalement inoubliable ! Et personne ne dit avoir rêvé...

Comment vos patients gèrent-ils cette expérience, leur approche de l'existence change-t -elle ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : Il y a deux façons de réagir à une telle expérience : se taire ou parler. Les plus malheureux sont de toute évidence ceux qui n'osent pas en parler.

Ces expérienceurs là peuvent même développer des névroses ou des maladies psychosomatiques en s'enfermant dans un mutisme pathogène. C'es pour cela que les groupes de paroles sont importants ; les personnes se sentent moins isolées.

Les récits des expérienceurs ont une double vertu thérapeutique ; le bénéfice est à la fois pour celui qui se libère en parlant de son NDE et aussi pour celui qui s'identifie à l'autre en l'écoutant.

Il semble qu'une NDE puisse changer radicalement la personnalité de celui ou de celle qui l'a vécue : le côté possessif matérialiste disparaît et le côté spirituel grandit. Beaucoup changent complètement de vie après leur expérience et ceci est d'autant plus visible si l'existence était très axée sur le côté matériel et la réussite sociale. Il n'est par exemple plus question de « travailler plus pour gagner plus !».

De ce fait, après une NDE, il peut y avoir des changements de métier, d'amis et même des divorces. Le côté spirituel qui se développe peut entraîner des vocations de guérisseurs, de magnétiseurs ou de médiums. Certaines facultés sensitives ou artistiques apparaissent.

Dans la plupart des cas, les expérienceurs sont plus heureux après leur NDE car ils ont compris comment il fallait se comporter sur cette planète pour accéder au bonheur et la mort ne leur fait absolument plus peur.

Ils savent comment cela se passe de l'autre côté mais ils n'ont pas pour autant envie de se suicider. Bien au contraire ; ils savourent les moments simples de la vie et savent prendre le temps pour faire des choses qui pouvaient leur sembler autrefois futiles ou insignifiantes comme par exemple faire pousser des fleurs dans un jardin.

Dans quelles circonstances, avez-vous acquis vos certitudes sur l'après-vie ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : C'était lors d'une intervention en SAMU. Ce jour là, j'ai eu à m'occuper d'un jeune homme qui était coincé dans les tôles de sa voiture.

J'ai assisté impuissant à son décès. Au moment de sa mort, j'ai vu une étincelle de vie qui disparaissait de son regard et j'ai physiquement ressenti un souffle qui partait du sommet de son crâne. Ce souffle était terriblement vivant et joyeux.

Il est monté très haut pour aller très loin en me frôlant le côté droit du visage. La sensation est indicible et difficile à reproduire avec des mots. En tout cas, dès cet instant j'ai su comment on fonctionnait: nous sommes une entité« habitant » un véhicule terrestre le temps d'une vie humaine et nous quittons notre enveloppe corporelle devenue trop vieille ou trop abîmée au moment de la mort.

Evoquer ce phénomène avec autant de conviction doit dérouter bon nombre de vos confrères, vous semblez aussi souffrir d'un réel rejet des médias français, comment l'expliquez-vous ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : Les confrères qui se moquent de ma démarche existent encore bien sûr, mais un fait est certain : ils sont de moins en moins nombreux.

Par exemple, dans l'établissement où je travaille, les médecins qui pensent avoir un patient ayant vécu une NDE viennent m'en parler sans délai pour que je prenne contact avec lui. C'est un chirurgien urologue qui m'a mis en contact avec un pilote de ligne qui communique par TCI avec son fils décédé.

Deux infirmières qui travaillent avec moi m’ont raconté leur propre NDE et l’une d’entre elle parle aux patients après leurs décès pour leur expliquer ce que l’on va faire de leur corps.

De nombreux médecins m’écrivent pour m'encourager à poursuivre mon travail de recherche et d'information.

D'autres encore me confient leurs propres expériences comme par exemple le docteur Postel, médecin chef du service d'anesthésie-réanimation de l'hôpital de Sarlat en Dordogne. En assistant au décès de son père, il s'est retrouvé dans le tunnel avec lui. Et il n'était pas le seul à vivre cette expérience puisqu'au même moment, sa femme médecin et son fils infirmier étaient aussi dans le tunnel !

Tous les trois, enfin tous les quatre en comptant le père du réanimateur qui partait dans l'Au-delà, ont vécu simultanément la même chose !!! Il est vrai que je suis régulièrement censuré par les médias français.

Je dérange car mes propos sont renforcés par les statuts de ma profession : j'ai la crédibilité d'un scientifique, spécialisé en réanimation et à priori, je sais de quoi je parle en matière de comas et d'états modifiés de conscience. Ceci est surtout vrai pour les médias télévisés.

Pour eux, la consigne est stricte ; il ne faut ni choquer, ni faire trop de vague. Par exemple, une équipe de France 2 était venue m'interviewer à Toulouse pour que je fasse un petit compte rendu de la journée de Martigues. J'ai évoqué les trois points consensuels décrits dans l'une de vos questions précédentes.

Mon intervention devait passer au journal de 20 heures de Pujadas. Il n'est jamais passé. Il y avait eu soit disant une panne de son pendant mon interview !!

Pour parler de Martigues, France 2 a préféré choisir Philippe Labro qui n'a jamais vécu de NDE car il évoque un phénomène onirique pour expliquer son expérience (alors que tous les expérienceurs que j’ai rencontrés savent bien qu’ils n’ont pas rêvé ) et un médecin du CNRS qui visiblement ne connaissait pas du tout le sujet.

Et en plus, comble de désinformation, aucun des deux intervenants n'était présent à Martigues ! Pour la presse écrite, c'est très différent. Avide de scoops, elle me laisse plus facilement m'exprimer.

Un journaliste de l'AFP m'a dit : «Je dois vous avouer que je ne comptais pas écrire la moindre ligne sur l'évènement de Martigues. Le tunnel, la lumière, les sorties de corps des NDE, tout ça, on en parle depuis des années et il n'y a manifestement vraiment rien de nouveau là-dessus.Et même si Moody vient à Martigues, ce n'est pas un véritable événement, c'est plutôt une histoire de spécialistes.

Vous vous réunissez entre vous pour faire le point sur les NDE, rien de plus banal et quoi de plus normal ?

Mais là, avec vos histoires de télépathie chez les comateux, vous m'avez complètement bluffé et c'est tout à fait nouveau, je vais pouvoir faire un bel article là-dessus ! »

Et grâce à cela, l'évènement de Martigues a été repris par la presse écrite de plus de 150 pays ! La nouvelle a fait en quelques jours le tour de la planète. Comme quoi, au niveau des médias, les objectifs peuvent être bien différents et la diffusion de l’information dépend de vraiment très peu de chose…

La science sera-t-elle selon vous en mesure d'acquérir des « preuves » de l’existence d’une vie après la mort, où en sont les recherches sur le sujet ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : «Mais les preuves scientifiques de survivance sont déjà là ! C'est ce que je me tue à répéter inlassablement lors de mes conférences !

La définition actuelle de la mort est l'arrêt du fonctionnement cérébral : la mort clinique Or, il est aujourd'hui prouvé scientifiquement que des personnes sans la moindre activité cérébrale électrique décelable, en état de coma profond, avaient été capables de voir, d'entendre et de percevoir des scènes révélées exactes.

Avec les progrès de la réanimation, on peut aujourd’hui récupérer des patients déclarés mort cliniquement. Pourtant, on entend encore certaines personnes dire :« La mort, personne n’en est revenu pour savoir comment c’était ! »Eh bien non, c’est faux : de nos jours nous avons des témoignages de personnes revenues de la mort.

En fait la confusion vient du fait qu’il existe des morts « provisoires » et des morts « définitives».

Ces dernières correspondant aux critères de mort cérébrale irréversible qui sont les conditions de débranchement des respirateurs ou de prélèvements d’organes, autrement dit : les limites actuelles de nos possibilités de réanimation. Mais il est fort à parier que ces limites seront un jour repoussées plus loin.

En fait pour éviter cette confusion, on ne devrait plus parler d’expérience de mort imminente mais plutôt d’expérience de mort provisoire.

Des observations relatives à ces morts cliniques ont fait l'objet de publications dans des revues scientifiques à comité de lecture ; il ne s'agit nullement de récits fantaisistes ! Que nous faut-il de plus pour admettre la réalité de notre survivance ?

On a beaucoup fantasmé sur les mystères du cerveau ; ce devait être le siège de l'âme et de la conscience comme l'a été le coeur au XIXème siècle.

Le cerveau est un « organe » composé de matière comme tous les autres organes du corps humain. Il ne secrète pas de la conscience comme le foie secrète la bile ! En fait, il agirait plutôt comme un émetteur-récepteur d'informations.

Dans cette hypothèse, il pourrait émettre des informations vers d'autres cerveaux par télépathie ou vers une autre dimension par la prière ou la méditation. Il pourrait aussi recevoir des informations émanant d'autres cerveaux, toujours par phénomène télépathique, ou d’une « supra-conscience »par un processus de médiumnité.

Mon ami canadien Mario Beauregard a montré que la méditation ou la prière induisaient un rythme électrique cérébral particulier qui était retrouvé dans le sommeil paradoxal : une période de sommeil propice aux rêves, aux intuitions et aux prémonitions qui pourrait bien être en réalité une période de connexion avec l'Au-delà.

Au travers de votre expérience et des témoignages en votre possession, comment décriveriez-vous l'Au-delà, quels points de repère pouvez-vous nous donner ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : L'Au-delà pourrait se définir comme un univers particulier où le temps et l'espace n'existent pas. Cet aspect des choses rejoint les connaissances de la physique quantique. Il y a 13,7 milliards d'années naissait notre univers à quatre dimensions, trois pour l'espace et une pour le temps, dans un formidable Big Bang explosif.

L'équation Bogdanov nous propose un ''avant Big Bang'' sans dimension espace temps qui serait le siège d'une formidable concentration d'informations.

L'Esprit, le Divin, l'Au-delà pourrait être cette formidable concentration d'informations accessible par le biais des NDE, de la médiumnité, du sommeil paradoxal ou de la méditation.

Des mathématiciens ont calculé que si nous dépassions la vitesse lumière, notre planète serait si dense qu'elle ne mesurerait que quelques mètres de diamètre, ferait un trou noir dans l'univers pour passer dans un autre univers où le temps ne s'écoule plus.

Or, que nous disent les expérienceurs ? Ils sont passés dans un tunnel (le trou noir) pour rejoindre une lumière. Ils ont eu la connaissance absolue : l'omniscience, et ont ressenti un Amour inconditionnel. Ils ont rejoint une dimension où le temps n'existe pas et ont eu accès à toutes les informations de l'univers ainsi que celles de leur vie passée et future.

Exactement comme les médiums qui peuvent deviner le passé et le futur des personnes en se connectant aux informations de l'Au-delà.

On parle de différentes sphères dans l'Au-delà, qu'en pensez-vous ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : « En tant que scientifique, je dois bien reconnaitre qu’aucune donnée déterminante ne permet à ce jour de contredire la théorie des sphères. Il en va de même pour la théorie des cordes de la physique quantique.

Devant des phénomènes inexplicables, les scientifiques proposent des théories qui modélisent des évènements incompréhensibles dans un processus cohérent et ils disent : « Tout se passe comme si... jusqu'à preuve du contraire».

Il faut d'autre part noter que si on se réfère aux données de la physique quantique et que l’on admet les théories réincarnationistes, les réincarnations successives faites dans l'Au-delà pourraient dans ces conditions se faire non seulement dans un chemin de vie progressif au fil de différents karmas, comme le prétendent les hindouistes ou les bouddhistes, mais aussi dans un chemin de vie « régressif ».

Ainsi, nous pourrions avoir vécu non seulement des vies antérieures mais aussi des vies « postérieures »et, dans cette hypothèse, certains d'entre nous pourraient donc venir du futur... jusqu'à preuve du contraire.

Vous n'hésitez pas à parler de la médiumnité en toute liberté, si l'on prend l'exemple de l'écriture automatique, ne voyez-vous pas dans cette forme de communication une sorte de création mentale ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : «L'écriture automatique ne peut être obligatoirement et uniquement la résultante d'une création mentale. Si c'était le cas, comment expliquerait-on les messages reçus dans des dialectes inconnus par celui qui la pratique, les écritures en miroir, ou encore les messages fonctionnant en synergie avec ceux reçus en TCI ?

La création mentale peut en effet parasiter les messages reçus, mais il ne faut pas faire de raccourci facile !

Etes-vous aujourd'hui totalement convaincu par ces phénomènes, qu'il s'agisse de médiumnité où de T.C.I ( Transcommunication instrumentale, faire un lien sur définition ) ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : Les médiums sont des humain comme les autres. Il existe des bons et des mauvais médiums mais on pourrait en dire tout autant des médecins ou de n'importe quel individu exerçant un métier.

Il y a aussi parmi eux de nombreux charlatans qui profitent de la détresse de leurs contemporains pour s'enrichir et ce sont malheureusement eux qui sont régulièrement montrés du doigt par les médias français.

C'est une des particularités de notre pays qui assimile tous les médiums à des escrocs. Il n'est par contre pas du tout choquant qu'un médium fasse payer son travail comme le fait n'importe quel soignant.

Il est illogique de dire comme je l'ai déjà entendu que les véritables médiums ne se font jamais payer ! S'ils veulent poursuivre leur travail et se consacrer uniquement à cela, ils doivent pouvoir continuer à vivre comme chacun d'entre-nous !

A travers mon dernier livre « La mort décodée », j'ai voulu rétablir la vérité sur ce point.

En tant que médecin, je ne peux nier le rôle social très important des médiums. Ils ont une puissante action thérapeutique sur le travail de deuil en agissant comme une médecine alternative utilisant les outils de la guérison spirituelle.

J'ai pu constater à plusieurs reprises que des patients avaient pu renoncer à de lourds traitements psychotropes voire même au suicide après avoir obtenu un contact avec leurs proches décédés grâce aux médiums ou à la TCI. Ceux qui ne croient pas à la réalité des contacts avec l'Au-delà ne peuvent nier le soulagement procuré par ces techniques.

La médecine traditionnelle est impuissante devant la douleur de certains deuils. Comment traiter une mère qui vient de perdre son enfant ? En l'abrutissant avec des neuroleptiques et des antidépresseurs ?

Un fait est certain : les médiums et la TCI ne vont pas améliorer le chiffre d'affaire des laboratoires pharmaceutiques et c'est peut-être pour cela qu'ils sont aussi violemment combattus !

Les services des médiums sont aussi utilisés par la police pour recherches des disparus ou des cadavres. En France, cette pratique se fait en cachette, il en est tout autrement dans les autres pays du monde comme par exemple en Italie ou aux USA.

Revenons à la transcommunication instrumentale, Quel est votre point de vue sur ce type d'expérience ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : J'ai eu la chance d'assister à une séance de TCI à Caen, chez la soeur du Père François Brune. Nous avons eu un contact évident avec son frère décédé en 2005 par l'intermédiaire d'Yves Lines et de Christophe Barbé.

La voix enregistrée sur le magnétophone donnait les réponses à des questions que l'on posait en direct. Pour moi qui avait déjà entendu des voix enregistrées mais n'avais jamais assisté à une séance de TCI, l'expérience était plus que convaincante. J'étais bouleversé et terriblement ému.

La TCI prouve de façon rationnelle l’existence d’un contact possible avec l'Au-delà ; c'est pour cela qu'elle fait peur et que de nombreuses personne ne veulent même pas en entendre parler.

Dans mon livre « Les nouvelles preuves de notre survivance » qui paraîtra à l'automne chez Guy Trédaniel, j'ai analysé les différentes causes psychologiques de ce rejet.

On associe souvent médiumnité et télépathie, qu'en pensez-vous ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : «Médiumnité et télépathie utilisent les mêmes relais cérébraux, je m'en suis déjà expliqué précédemment. Mails il ne faut pas faire d'amalgame et confondre les deux phénomènes.

Certaines informations médiumniques ne peuvent être données par simple télépathie puisque les consultants ignorent souvent des signes de reconnaissance au moment du contact et peuvent vérifier ensuite leur exactitude.

Dans ce cas de figure, le plus logique, est donc de reconnaître la connexion médiumnique comme un moyen de communication avec l'Au-delà, encore une fois, jusqu’à preuve du contraire…

En ce qui me concerne, j'ai déjà eu, comme un certain nombre de confrères qui hésitent encore à en parler, des contacts télépathiques avec des comateux. On savait déjà que les expérienceurs pouvaient deviner les pensées des gens qui les entouraient, mais on n’avait encore jamais parlé des possibilités télépathiques dans le sens patient-soignant. C'est l'objet d'une étude prospective que j'ai débuté en début d'année.


Dans ''La mort décodée'', on croise un certain nombre de personnages aux facultés psychiques surprenantes et une série de phénomènes paranormaux, lesquelles et pourquoi ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : «J'évoque entre autres choses les NDE, la TCI, la médiumnité et l'écriture automatique (qu'il ne faut pas, selon l’avis des spécialistes, pratiquer seul sans protection sous peine de tomber sous l'influence néfaste d'entités du bas astral).

Mon but est de communiquer au grand public des informations essentielles sur ces sujets et de leur donner envie d'en savoir plus en s'ouvrant par ce biais à la spiritualité. ''La mort décodée '' est donc un thriller avec tous les ingrédients nécessaires pour entretenir un suspense omniprésent.

Dan Brown a fait la même chose vis-à-vis de la théologie avec son Da Vinci Code. Beaucoup de personnes ont voulu améliorer leurs connaissances sur la vie de Jésus après avoir lu son livre, mais je ne pense pas obtenir les mêmes tirages que le sien, hélas !

Il y a un fait troublant dans mon livre. L’accident d’autoroute décrit dans mon roman est arrivé il y a peu de temps au même endroit : l’autoroute A9, même emplacement, même direction, même circonstance : secondaire à une circulation à contre sens et mettant en cause un minibus ne contenant que deux survivants.

Cela fait beaucoup de coïncidences à la fois. Les auteurs de romans sont souvent inspirés par des évènements émergeants du futur. Serait-ce là une connexion privilégiée avec la fameuse concentration d’informations décrite plus haut ?

La question reste posée. Patrick Granville avait publié en 2000 au Seuil (bien avant la tragédie de New-York) un roman intitulé « Le jour de la fin du monde, une femme me cache ». Il racontait l’histoire d’un pilote de ligne qui précipitait son Boeing sur la Tour Montparnasse…

Aujourd'hui, il y a donc ce livre '' La mort décodée'', quels sont vos projets ?

Dr Jean-Jacques Charbonnier : «Poursuivre mon travail quotidien de médecin anesthésiste-réanimateur car c'est dans cette activité principale que je trouve la source et la matière de mes réflexions, ainsi que ma crédibilité, bien sûr.

Je poursuis également mon étude prospective débutée fin 2007 sur « les NDE vues côté soignant »et «La télépathie chez les comateux ».

Voilà en gros comment j'occupe mes journées lorsque je ne suis pas en famille. On me demande souvent comment je fais pour faire autant de choses à la fois. En fait, j'ai un secret : je dors très peu. C'est peut-être pour cela que j'ai choisi un métier où j'endors les autres.

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