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Alexandra Brune - La Vie aprés la Mort

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Alexandra Brune - La Vie aprés la Mort

Message par Admin senga le Dim 7 Oct - 21:13

Alexandra Brune - La Vie aprés la Mort




« La Vie aprés la Mort » ( Éditions Anagramme - 2008), signé Alexandra Brune est un ouvrage à la fois passionnant de révélations et apaisant.

Cet ouvrage est un tour d'horizon complet de tout ce qui s'est écrit à propos de la mort et de tous les rites funéraires. Les recherches effectuées par Alexandra Brune l’ont portée à s’intéresser aux autres civilisations, à leurs rituels, à la réincarnation et autres phénomènes liés à la question de la survivance.

Alexandra Brune, pourquoi ce livre ?

Alexandra Brune : J’ai surtout eu envie d’écrire un livre non pas plein d’espoir mais un livre ''non-angoissant'', un livre qui réhabilite la mort en quelque sorte et il me semblait aussi important de faire un état des lieux de ce que l’on peut trouver comme différentes croyances autour de ce moment si mystérieux.

J’avais aussi envie de faire passer ce message : pourquoi s’inquiéter ou se poser des questions sur quelque chose que l’on ne connaît pas ?

Je suis contre l’angoisse et l’anticipation de choses ou d’événements négatifs (car la mort est souvent connotée comme telle). Le mystère ne m’angoisse pas, ne pas savoir, ne pas connaître ce qu’il y a après la vie ou ce qui se passe au moment de la mort, ne me fait pas peur.

Je trouve très intéressant tous les phantasmes, toutes les histoires, tous les témoignages que l’on peut trouver autour de cette question (de la mort).

Personnellement, je ne hâterai pas ''mon heure'' mais je suis tout de même curieuse de savoir ce qu’il en sera, si toutefois on arrive à savoir ou à ''voir'' quelque chose après la vie. Et s’il n’y a rien…et bien il n’y aura rien… »

Je n’ai pas non plus une opinion très positive de la vie. Je la trouve dure et cruelle… Je me pose plus de question sur le sens de la vie finalement que sur ce qu’est la mort ou une éventuelle vie après la vie, ou après l’instant de la mort.

En observant autour de moi un monde absurde et injuste, j’imagine une mort qui, de toutes manières, soulage et délivre du carcan de la vie. J’espère une mort qui allège, en tout cas qui débarrasse d’une vie d’injustices. Moi qui me targue de n’adhérer à aucune croyance, peut-être est-ce là déjà une croyance… croire que la mort délivre de la vie…

Dans tous les cas, j’ai eu envie de réhabiliter la mort. J’ai eu envie que la mort devienne ou redevienne un moment comme un autre, une partie intégrante de la vie… que l’homme se réapproprie cette idée, longtemps, toujours et souvent considérée comme mauvaise, malsaine, contre-nature puisque contre la vie.

J’ai eu envie que la mort redevienne naturelle puisqu’elle l’est.

Comment appréhendez-vous la mort ?

Alexandra Brune : Je ne suis pas angoissée au sujet de la mort, c’est peut-être aussi la raison pour laquelle je ne me sens ni l’envie ni la nécessité de Croire (en Dieu, en des dieux ou en quelque chose).

Comme je le dis dans le livre, ne croyant en rien, je peux donc tout supposer… et aborder des théories ou des croyances et des religions avec un œil extérieur que j’aimerais le plus objectif possible. Mais ce qui me fascine le plus dans la mort, c’est qu’elle permet la vie…qu’elle est parfois même nécessaire à la vie.

Ce n’est peut-être donc pas la vie qui entraîne la mort (même si c’est effectivement ce que l’on observe dans une existence humaine), mais peut-être la mort qui permet la vie.

Cela ne s’observe pas réellement et concrètement chez l’homme mais on observe de nombreux cas d’animaux qui meurent pour donner la vie, qui donnent leur vie pour donner une autre vie - l’on peut d’ailleurs ici se poser sur la question du sens de la vie -.

C’est le cas des saumons qui sont obligés de mourir, de donner leur vie pour permettre de nouvelles naissances, ou encore de la mante religieuse qui mange la tête du mâle, ce qui permet dans un ultime soubresaut l’accouplement des deux insectes. Sans cette mort du mâle, la mante religieuse ne se reproduirait pas. Je trouve cela incroyable et cela me fascine de voir à quel point la mort et la vie sont liées. Et la sexualité n’est pas loin puisque c’est elle qui permet la vie. Ainsi la relation étroite entre Eros (l’amour), Thanatos (la mort) et la vie. »

La mort comme vous venez de le rappeler permet la Vie, elle est aussi dans bien des cas, synonyme de paix... D'ailleurs quand on observe le discours d'un grand nombre de médiums, il semble que pour accéder à cet état de plénitude, il faut avant tout préserver cette lumière qu'est la Vie comme si tout se méritait finalement, ici et de l'autre coté...

Alexandra Brune : Je ne sais pas si tout se mérite et j’ai beaucoup de mal avec une expression comme « on ne récolte que ce que l’on sème »…Peut-être ai-je une vision réductrice mais j’ai du mal à considérer qu’un malheureux le mérite ou qu’un homme atteint d’un cancer le mérite… même si certaines situations ou maladies peuvent être générées par la personne elle-même et par les hommes eux-mêmes,

je trouve qu’il y a dans le monde des inégalités que l’on doit combattre et surtout que l’on doit condamner. Mérite-t-on donc une « mauvaise » mort si l’on aborde la vie avec scepticisme, en ayant une attitude négative et en étant sans espoir dans cette vie ? Je ne suis pas sûre.

Il est vrai pourtant que des personnes suicidaires et dépressives ayant vécu des expériences de mort imminentes, racontent une vision négative et terrifiante de la mort.

Alors je ne sais pas si tout se mérite, une chose est sûre toutefois, c’est que l’on aborde mieux et plus sereinement cette idée de la mort si on l’accepte et si l’on se trouve en paix avec soi-même – et cela n’a aucune connotation religieuse -, si l’on accepte sa vie et que l’on tente d’en prendre le meilleur.


Alexandra Brune, auteur de « La Vie aprés la Mort » Éditions Anagramme - Juin 2008

Alexandra Brune : Pour tous les lecteurs et pour tous les hommes quels qu’ils soient, j’aimerais leur dire que : puisque nous ne savons rien de la mort, mieux vaut ne pas s’angoisser à son sujet et profiter de la vie !

Dans « La Vie après la Mort», vous évoquez de nombreux phénomènes liés aux passages vers cette nouvelle Vie. Parfois, il s'agit de véritables allers et retours, en l'occurrence lors des EMI qui, vous l'expliquez, peuvent être vécues de manières négatives. Un aspect des Expériences de Mort imminente qui a rarement été évoqué...

Alexandra Brune : J’ai été assez surprise moi-même de lire des témoignages d’EMI négatives. Il est vrai qu’elles ne sont pas souvent évoquées, peut-être parce qu’elles sont moins nombreuses que les EMI positives mais peut-être aussi parce qu’elles sont masquées, peu racontées à cause de ce tabou qui existe autour de la mort.

Peut-être que les gens n’osent pas et évitent de raconter les visions et/ou les sensations négatives qu’ils ont ressenties lors de leur mort clinique.

Est-ce la peur de la mort qui entraîne ces visions terrifiantes ?

Est-ce le regret de la vie et le sentiment de n’avoir pas accompli certaines choses dans sa vie (régler un problème familial ou autre, révéler un secret, etc.) qui font que certaines personnes torturées vont ressentir des sensations désagréables ?

Je ne sais pas… Est-ce que les EMI sont des événements vécus réellement ou des hallucinations créées par le cerveau dont on ne connaît pas la moitié de sa capacité ? Cela reste un mystère…

Selon-vous, la mort est parfois, « le lieu de tous les phantasmes » ...

Alexandra Brune : Pour moi, la croyance la plus inquiétante au sujet de la mort, c’est qu’elle serait un infernal gouffre où les morts seraient enfermés et brûleraient éternellement…

L’idée de l’enfer est terrible, je trouve, et il me semble qu’il doit être difficile de mourir, et même de vivre, avec cette idée de la mort. Je préfère m’imaginer me dissoudre dans ce monde et ne plus jamais rien ressentir que de croire en un Au-delà effrayant.

Un large chapitre de votre ouvrage est consacré aux Fantômes et à leurs apparitions. Un lecteur de Besoin de Savoir a récemment posté ce message sur le forum, qu'en pensez vous ?

Message de Marco : «J'habite dans le Gard, à Uzès, depuis des années dans une vieille maison où parait-il il y eut un suicide en 1982. Une jeune femme s'est empoisonnée dans la chambre ou je dors et souvent au milieu de la nuit, j'entends des murmures et je vois une silhouette arpentant la pièce, je ressens un profond malaise et une vive anxiété s'empare de moi....

Je m'adresse à "elle" en lui demandant ce que je dois faire pour l'apaiser et qu'elle puisse quitter ces lieux mais je ne reçois pas de réponse si ce n'est la persistance d'un parfum de lilas ou de violette....Je ne saurais dire précisément. Au petit matin, je constate que certains objets ont été déplacés...

Lampe de chevet, mes livres et un cadre avec photo qui se retrouve dans une autre pièce; j'en conclus que ce sont là des manifestations de la présence de "l'âme de la défunte" et je voudrais des conseils de votre part.. Cette présence me perturbe beaucoup, vous le comprendrez, que dois-je faire ? je vous remercie de l'attention que vous porterez à ce courrier ».

Alexandra Brune : Ce message est effectivement troublant. J’étais assez sceptique sur ce genre de témoignage jusqu’à ce qu’une amie proche me raconte une histoire similaire.

Son ami travaillant la nuit, elle avait dû passer une nuit seule dans une grande maison appartenant à une tante, décédée quelques années plus tôt. Il y eut tellement de bruits cette nuit-là qu’elle ne voulait plus y dormir.

Son ami lui a expliqué que sa tante avait un très fort caractère et que ces manifestations se produisaient quelquefois, surtout avec les nouveaux arrivants. Un de ses oncles ne pouvait même pas franchir la porte de cette maison !

Il lui a dit qu’il ne fallait pas prêter attention à ces événements étranges, et que c’était comme ça que les bruits cesseraient. Je ne peux pas vous raconter la suite car elle n’y a plus jamais dormi.

Peut-être que la meilleure des choses à faire c’est effectivement d’ignorer ces manifestations. C’est aussi comme ça que l’on évite que le psychique et le psychologique ne prennent le pas sur la raison. »

Pensez-vous que dans l'Au-delà, les trépassés peuvent ressentir la peur de ne plus exister pour les autres et de ne plus être aimés de ceux qui ont compté lors de leur passage sur Terre ?

Alexandra Brune : J’espère que dans l’Au-delà, on ne ressent plus rien de ce que l’on ressentait sur terre… que l’on ne ressent rien du tout (ou que le meilleur)… ou que l’on ressent différemment.

Il me semble qu’il s’agit plutôt d’un phantasme des hommes de prêter aux morts les mêmes sensations, les mêmes émotions et les mêmes sentiments que les vivants… En tout cas, je n’aimerais pas être torturée par mon esprit de cette manière dans la mort.

« La vie après la mort » donne des pistes de réflexions aux lecteurs sans jamais rien imposer, à l'issue de l'écriture du livre, où se situent vos croyances, vos certitudes sur l'Au-Delà ?

Alexandra Brune : Je suis profondément athée et curieuse. Je m’intéresse aux théories et aux croyances des uns et des autres. Je ne crois en rien et donc…en tout, ou en presque tout car j’ai mes préférences en matière de croyance en une vie après la mort.

Tout d’abord, je pense - comme de nombreux matérialistes - que je redeviendrai poussière, que je nourrirai de nombreux autres petits êtres vivants, animaux ou végétaux, permettant ainsi une régénérescence de la nature. Mais comme je me ferai probablement incinérer, je ne nourrirai finalement personne.

Il y a aussi une autre idée qui me plaît, c’est la croyance en une persistance des choses et une mémoire des êtres quels qu’ils soient. Cela me permet d’imaginer une explication à certains phénomènes qu’on dit souvent paranormaux (fantômes, présences, etc.) et que moi je pense très normaux et naturels… l’on parle de paranormal lorsque l’on ne comprend pas, lorsque certains phénomènes ne s’expliquent pas, mais je pense que tout s’explique, que tout est explicable mais que l’on n’a actuellement pas les connaissances ni les moyens de comprendre.

Je crois en un monde fait d’atomes, je crois que l’on est fait de la matière des pierres, de l’eau, du vent…Notre chair est matière, notre pensée aussi… pour moi, tout est physique.

Lorsque l’on meurt donc, l’on ne disparaît pas complètement puisque l’on est toujours fait d’atomes…mais nous ne sommes plus de la même composition que l’atome qui composait notre chair. Nous éclatons dans l’espace, nous refaisons partie d’un environnement, je n’ose dire d’un tout.

J’ai toutefois un phantasme : j’espère que ma mort me fera comprendre le monde. J’espère avoir la conscience nécessaire après ma mort pour comprendre l’univers, ses origines, ses fondements, pour saisir enfin le monde qui m’entoure. J’attends que la mort me donne la signification, le sens à la vie, le pourquoi de l’existence.

J’espère que la mort permet cet état de conscience… et s’il n’en est rien, je préfère devenir poussière et n’être plus rien, ne vivre plus rien.

Alexandra Brune " La Vie aprés la Mort " Éditions Anagramme - Juin 2008

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